Elle et moi

Et oui parce que ça marche aussi avec des lunettes....;)
Elle et moi

# Posté le samedi 26 juillet 2008 10:02

Je t'aime

Je t'aime
Ce n'est jamais qu'une histoire d'amour comme des milliers de gens...mais c'est la notre donc forcément c'est différent...

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 12:37

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 14:52

Je t'aime

Je t'aime

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 12:35

Mort pour un tag....

Mort pour un tag....
Suspectés d'avoir tagué un mur anti-bruit longeant l'autoroute A4, deux gamins sans histoires, à peine majeurs, ont fait l'objet d'une traque à la hauteur de celles qui sont organisées pour des auteurs de crimes. Mickaël est terrorisé à l'idée d'être interpellé. Ses potes lui ont raconté comment certains policiers traitent les tagueurs ; il ne veut pas risquer de subir les coups et les humiliations. Après une courte course-poursuite, il se terre dans un fourré en bord de Marne. Recroquevillé sur lui-même, le souffle court, il entend la traque tout près, voit les faisceaux de lampes-torche qui lui tournent autour, ressent l'excitation des policiers jubilant à l'idée de le débusquer. Le ratissage méticuleux ne doit lui laisser aucune chance. Mickaël, comme les policiers qui le traquent au bord du fleuve doivent pouvoir s'en douter, puisqu'il venait déjà de prendre le risque insensé de franchir en courant les huit voies de l'autoroute pour leur échapper, préfèrera l'eau glacée de la Marne plutôt que de tomber entre leurs mains.

Pourtant, ils ne relâcheront pas leur étreinte. Il se noiera sous leurs yeux. Aucun d'entre eux ne fera un geste pour le secourir. Les pompiers ne seront alertés que lorsqu'il aura coulé. L'intervention du SAMU ne sera sollicitée que lorsque son corps inerte aura été repêché par les pompiers.

Pourquoi les policiers n'ont-ils rien tenté au moment où « Mickey » - comme ses proches le surnommaient affectueusement – sautait dans la Marne sous leurs yeux ?

Parce qu'il n'avait pas demandé de secours, diront-ils sans rire, et parce qu'il ne semblait pas en danger, ajouteront-ils stupidement.

Pourquoi n'ont-ils alors rien tenté, au moment où il était manifestement en danger ? Sans rougir de leur incohérence et de leurs propos contradictoires, ils répondront que le danger était trop grand.... Danger extrême pour eux, mais baignade - loisirs pour lui...

Un seul d'entre eux s'était proposé de plonger pour lui porter secours, mais le transmetteur radio le lui interdisait. De sa tour d'ivoire, il envisageait les risques et les dangers plus précisément que les acteurs sur le terrain. L'enquête ne le mettra pas en cause, comme elle ne détectera pas ses appels plus que tardifs envers les secours: dix minutes après pour ce qui est des pompiers et bien plus tard pour la brigade fluviale. Des minutes qui auraient pourtant pu sauver Mickey...

Pendant que ses parents, inquiets dès leur réveil de constater son absence, appellent les hôpitaux, les policiers, eux, se dépêchent, au lieu de tenter de les joindre, de construire une image dévalorisante de lui. Un gamin sympa et sans histoire qui meurt poursuivi par la police, ce n'est pas bon pour l'institution policière. Alors, on bidouille comme on peut : Une pierre, trouvée dans sa poche, devient un morceau de cannabis sur le procès verbal... Deux affaires, de tags et d'usage de cannabis, débusquées sur le STIC (fichier) transforment ce gentil garçon en « individu connu défavorablement des services de police ».Finalement, ce ne sera qu'un voyou qui n'aura eu que ce qu'il mérite... Le problème de l'émotion populaire sera réglé ! Quand les parents de Mickaël, qui, après une rapide enquête pensent que leur enfant peut se trouver au commissariat de Maisons-Alfort, appellent, ils sont invités à venir sur place. Là, on leur annonce sans ménagements, mais surtout avec dédain et arrogance le décès de leur enfant. A la douleur de la perte vient s'ajouter celle du mépris qu'exhibent les policiers envers Mickaël, puis celle de l'indifférence à leur douleur de parents. C'en est trop, leurs organismes ne supporteront pas, tous deux seront transportés à l'hôpital où ils seront pris en charge.

Pour connaître la vérité sur les circonstances de la disparition de leur enfant et avoir accès au dossier, ils déposeront plainte. Là, c'est l'apothéose. C'est la police qui enquête sur la police...Mensonges, bidouillages, arrangements, interprétations partisanes.... Le juge d'instruction et ses enquêteurs mériteraient une canne blanche ou un chien guide d'aveugles: ils ne voient rien du tout. Police partout, justice nulle part, le slogan prend tout son sens ! Deux ans et deux non-lieu plus tard, la famille ne perd pas l'espoir de trouver une justice assez courageuse pour dire que l'action policière a fauté. Elle se rapproche du moment où elle pourra saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme, seule juridiction en qui elle veut croire encore.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 06:18

Elle....

Elle....
Je t'aime!

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 06:04